Je suis vraiment désolé pour le silence !
Mais il ya parfois des moments où le silence a ses petits avantages ! celui de ne laisser aucun doute plané à part des questions ;
j'ai repris encore une fois une nouvelle chimio pendant 3 mois : 3 putains de mois, où je ne savais plus si je devais arreter ou bien me leurrer !
il est vrai que l'envie de tout envoyer chier m'a effleuré plus d'une fois, mais je me dis à chaque fois que si je laisse tomber , j'aurais supporté tout ça pour rien.
puis, je suis monté a paris, un copain m'a demandé de passer voir un pote commun, qui a la même chose que moi ,sauf que lui, est plus mal encore et très franchement, je me dis que comparé à lui, je suis verni.
En fait en lui remontant le moral et lui laisser entrevoir une chance de s'en sortir, je crois que je parlais pour moi et de ce fait je suis reparti en me disant , que je pouvais essayer de lui remettre encore quelque mois dans sa gueule à cette saloperie ,
Pendant que j'etais sur Paris, j'ai pu rencontrer titus que salut et que je remercie au passage de son acceuil et sa bonne humeur
Pour l'instant d'apres les derniers resultats, la derniere chimio a fonctionné a 50% donc, on remet ça 3 mois, puis on verra bon a + je finirais un peu plus tard !!!
Bon encore un sale moment de passé et bien sûr de la faute au medecin generaliste ,alors pour la petite histoire je monte à paris et me protège du mieux que je peux, pour ne pas chopper la grippe, vu que je ne peux pas etre vacciné ,et je redescends par le TGV, au bar pour manger, j'enlève le masque et mange tranquille, savoir si c'est à ce moment là que je suis contaminé, je ne le saurais jamais.
toujours est-il que je rentre le mercredi soir et que le samedi, une fièvre de cheval ,le dimanche je tousse et la journée 37° donc tout va bien, mais le soir 40° .
Le matin j'appelle le medecin qui me dit : bof rien d'inquietant une petite bronchite tout juste une toux ,seulement le mercredi suivant, je me tappe un bon 40° et je dors (coma)12 heures d'affillé, je me dis que le mieux, c'est les urgences, me voici donc à l'hopital qui me fait les test h1n1 et tout le reste ; conclusion : vous restez, car vous avez la grippe et en plus celà a favorisé une infection du poumon et des bronches, en bref une pneumonie.
Anti-bio, plus isolement et un appareil, qui va me tenir compagnie pendant 1 semaine, qui a pour fonction de purifier l'air de façon à ce qu'il n'y ait pas de bacteries ou microbes qui agraveraient mon cas.
autant dire que dans l'etat où je suis arrivé, les medecins n'etaient pas trop confiants.
Quand à la suite des evenements, encore une fois je m'en suis sorti
la question est: les generalistes sont ils tous aussi con ou il y a des exceptions ? car, quand j'explique ma maladie et que le gars ne prend pas la peine de telephoner à l'hopital ou bien de me dire qu'il n'est pas competant en la matiere et de m'envoyer a l'hosto direct, meme si on ne croit pas à la pandemie, ou que l'on ne se laisse pas grignoter par la spychose de la grippe, quand on a un patient à hauts risques comme moi, je pense, que le premier reflexe serait de l'envoyer à l'hopital.
Bon ok, je m'en sors et je suis heureux, mais je suis parti de chez moi comme un voleur, ma fille est partie à l'ecole et c'est le seul souvenir que j'ai, car elle ne peut pas, a cause de son jeune age, entrer dans le service ,je n'ai pas vu mon fils depuis plusieurs jours et je le regrette, car si j'etais parti defininitivement de quoi se souviendraient -ils?
Pour ma fille un pere qui dort et pour mon fils ?
En bref, j'ai appris encore une bonne leçon, je me suis endormi sur mes lauriers en pensant comme beaucoup de personnes, que je suis immortel, une sorte de superman, mais la verite te rattrappe vite et tu te la prends en pleine gueule.
la maladie est toujours là, elle te guette et au moindre faux pas, elle resurgit et te frappe au moment où tu ne t'y attends pas.
Ma femme vient de comprendre que je pouvais disparaitre du jour au lendemain, que je n'etais qu'un être humain et que cette saloperie qui me ronge, est certainement plus forte que moi à long terme.
En ce moment je suis extrement fatigué, je dors beaucoup et j'essaie de penser à d'autres projets pour rester eveillé.
Je recommence à veiller la nuit et chaque matin est une victoire, mais pour combien de temps encore?
Je ne suis pas en titane, je suis un etre humain avec ses faiblesses et parfois, il m'arrive de douter sur cet avenir incertain
il suffit d'une erreur d'un medecin et tout s'arrete alors que, aujourd'hui, depuis bientot 2 ans et demi je me bats pour survivre et que une petite erreur, d'un pseudo specialiste me renvoit à la case depart et reduit à neant tout ce que j'ai enduré, si un medecin ne connait pas sont metier, ou bien que ça le fait chier de telephoner (ça lui prend 10mn maxi) pour appeller l'hemato ou les maladies infectieuses pour avoir un avis ,alors qu'il change de metier.
On manque de bras dans l'agriculture
En bref, je me demande à quelle espece j'appartiens, à celle d'un monde où votre vie ne vaut pas le prix d'un coup de fil, ou bien à celle d'un monde où votre vie vous appartient.
On se demande si ça vaut tous ces sacrifices.
Des tonnes de medicaments et leurs effets secondaires.
La famille que l'on voit le matin, sans etre sûr de la revoir le soir.
Tout ces gens qui pensent que dans 10 ans vous serez encore là;
Les gens de votre entourage qui continuent à profiter de ce que je peux leur apporter sans retour.
Rien a foutre que vous soyez malade, ils continuent leur bonhomme de chemin et prennent tout ce qu' il y a prendre.
Je ne suis pas superman, je suis un etre humain et je veux que l'on me considere comme tel, je ne veux pas la pitié, seulement que l'on prenne conscience, que demain ne sera peut etre qu'un miracle, ou un coup de chance, si je suis encore là.
Ce n'est pas seulement ce qui me motive, qui me maintient en vie, il y a aussi, tout les medicaments, des specialistes (qui se demandent pourquoi je suis encore en vie)
Demain il suffit d'une erreur, comme cette semaine et tout est fini.
Voilà je pense mediter cette semaine, me reposer et reprendre les projets.